Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
22 mai 2012 2 22 /05 /mai /2012 09:54

Je n'ai pas vraiment réussi à parler PMA avec ma soeur. Je n'ai pas su comment abordé le sujet. J'ai compris que ma mère lui avait dit que nous allions faire une insémination artificielle car elle y a fait allusion mais je n'ai pas su saisir la perche pour développer.
Je n'ai pas envie de l'inquiéter avec cela et en même temps, il serait bon qu'elle sache ce que je traverse. Elle pourrait savoir que c'est difficile mais qu'avec du temps et du courage on peut résister à l'adversité qu'est l'infertilité.

Je ne sais pas si elle sera un jour confronter à cela, je ne lui souhaite pas, d'autant que je ne sais pas si son chéri sera autant à la hauteur que l'est le mien. La force d'un couple fait beaucoup dans cette histoire.

Lorsqu'elle a abordé le sujet à demi mot nous étions au milieu du salon, je n'avais pas très envie d'entrer dans des détails féminins. J'ai levé toute pudeur à prononcer les mots "règles", "vagin", "utérus", "sperm"... mais ça peut en choquer d'autres (notamment son chéri sans doute). Autant l'Homme connaît les détails techniques quasi sur le bout des doigts, autant d'autres ne sont pas avertis en la matière car ils n'ont jamais eu besoin de l'être jusqu'à présent (et grand bien leur fasse!).
Ma petite soeur m'a demandé combien de temps ça allait prendre? J'ai été prise au dépourvu par la question car elle n'était pas assez précise pour que je puisse répondre précisement et en même assez vague pour que je comprenne que tout cela lui était étranger et qu'elle souhaitait peut petre que je la renseigne sur ce que j'allais vivre.

Je n'ai pas réussi. Je pense lui avoir fait une réponse vague en l'envoyant en peu bouler. je regrette maintenant. Je suis triste en y repensant. J'ai envie de lui écrire un email pour m'en excuser et lui dire que si elle a des questions, qu'elle n'hésite pas; que cela ne me rend plus triste d'en parler, je suis dans l'action désormais.
Elle se dit sans doute que le sujet est tabou car elle a peur de me faire de la peine. Il faut que j'ouvre la porte pour ne pas que cela soit un sujet tabou dans ma famille. Je veux que chacun sache que OUI nous avons eu des difficultés à avoir un enfant, OUI nous avons eu recours à la PMA, que OUI notre enfant est né d'une insémination artificielle (ou d'une FIV, nous verrons ce que l'avenir nous réserve)? NON je ne veux pas en avoir honte. Je veux que chaque memebre de ma famille puisse venir me voir pour discuter d'une angoisse sur le sujet et non pas que l'on fuie le sujet.

Qu'en est-il chez vous? Avez vous réussi à en parler librement? Rapidement ou une fois le bébé arrivé?

Rendez-vous sur Hellocoton !

Partager cet article

Repost 0
Published by magicitrouille-devient-magicmaman - dans Réflexions
commenter cet article

commentaires

Marie-Ève 22/05/2012 14:38


Nous l'avons dit à mes parents dès les débuts en pma.  Pas par choix...  mais parce que mon conjoint travaillent avec eux (entreprise familiale) et qu'il a bien fallu, un moment donné,
justifier toutes ces absences avant qu'ils s'inquiètent.  Je ne me souviens pas bien si nous avons fait une annonce à mon frère et ma soeur ou si se sont mes parents qui en ont parlé.


Avec du recul, j'aurais aimé garder ça secret.  Oui, ça les informe, on brise un tabou...  MAIS les questions du type "Vous en êtes où", "Et puis le traitement ce mois-ci, c'est
positif?" ou "Et le spermogramme, il était commment?" reviennent trop fréquemment...  Tu vis ton échecs et en plus tu dois l'annoncer aux autres...  et parfois même les consoler ("Ça me
fait tellement de la peine pour vous..." le yeux tout mouillés ).  On a dû demander que ça arrête...  


On s'est même prit la tête avec ma belle-mère, qui habite en France et qui, par conséquent, prenait de nos nouvelles ainsi.  Elle a jugé que c'était un grand manque de savoir-vivre que de
dire "Quand on aura des nouvelles, on vous le dira!".  Au final, on lui a dit qu'on arrêtait tout!  Ce n'est que 1 an et demi plus tard, voyant les questions "vous venez quand en
France?!", qu'on a tout déballé sur la FIV.


Bref, ouvrir grands les canaux de communication, c'est positif...  mais seulement si vous avez une excellente relation.  


Sur ce sujet, je suis plus TPMG maintenant...  d'où la raison de mon blog (ma famille et belle-famille ont le lien, s'ils veulent savoir, ils n'ont qu'à lire...  et je peux t'assurer
que c'est une minorité qui lisent!!!).


Alors, mon conseil, laisse les choses aller naturellement, ne les force pas! 

magicitrouille-devient-magicmaman 23/05/2012 10:58



Merci pour ton retour. Je lui ai envoyé un petit mail en lui expliquant qu'elle n'hésite pas à me poser des questions si elle en a, que parler de l'infertilité ne me fait plus autangt souffrir.
Voilàl aporte est ouverte, c'est tout ce que je souhaitais.



Apprentie Maman 22/05/2012 14:32


N'étant pas dans cette situation moi-même, j'ai eu une amie qui l'était. De mon côté, bien que je voulais la supporter dans ceci, je n'osais jamais aborder le sujet de moi-même ou si je le
faisais c'était de reculons. J'avais peur qu'elle n'ait pas envie d'en parler ou que ca l'irrite de toujours raconter les pas de progrès chaque fois. J'attendais souvent que ca vienne d'elle-même
et quand je sentais qu'elle était ouverte à en parler, c'est à ce moment-là que je posais les questions. Aussi, quand on ne le vit pas, on ne sait pas quelles questions poser, je trouve
la situation très délicate car les femmes sont souvent (et à raison) irritable sur ce sujet. Ca ne me surprends donc pas que ta soeur ne t'ai pas posé plus de question. Mais je suis sûre qu'elle
t'écoutera si tu décide de lui en parler de toi-même.

magicitrouille-devient-magicmaman 22/05/2012 14:43



Tu as raison, je ne m'étais pas mise à sa place. 
Comme je suis pas proche de ma soeur au point d'avoir envie ou besoin de lui raconter mes états d'âme, je n'ai jamais discuter avec elle de ma peur de ne jamais avoir d'enfant. Il est donc vrai
qu'elle ne savait peut être pas comment aborder le sujet, ne sachant pas trop comment j'allais réagir. Peut être voulait-elle simplement me faire savoir qu'elle ne se fichait pas de la situation
et qu'elle pouvait m'entendre.


 


 



Gaelle 22/05/2012 13:11


Ma soeur, mes parents ... savent, non pas qu'on ai eu une envie folle de leur dire, mais tout simplement parce que ma mère nous a déjà tous eux à l'époque grâce aux pics pics de gonal. Alors, le
sachant pour ma mère, c'est cela qui m'a orienté un peu plus rapidement vers la PMA. Disons que ce n'est pas un tabou dans ma famille, et tant pis pour les autres s'ils ne comprennent pas. Par
contre je comprends bien aujourd'hui (je l'ai dit à des "amies" et le regrette) qu'il faut tout de même faire attention à qui on le dit car des blessures (involontaires ou dites bêtement) peuvent
nous être envoyé ensuite... Par contre, c'est sûr que ma soeur le sait, on ne sait jamais .. mais on n'a pas abordé les détails, car finalement elle pourra toujours me demander au besoin. Enfin
bref, c'est un ptit peu de mon histoire en espérant que cela t'éclaire un peu plus. Bon courage à toi et vous 2 dans ce parcours ...

magicitrouille-devient-magicmaman 22/05/2012 14:40



Bien sûr cela m'éclaire, merci de m'avoir fait part de ton histoire. 


Sachant que le sujet est ouvert, cela laisse la porte à ceux et celles qui ont envie de poser des questions de le faire, comme tu laisses la porte ouverte à ta soeur.



Kaellie 22/05/2012 12:53


Avec nos 10 cycles d'essais, nous n'en sommes pas à la PMA bien sur mais je n'ai pas tellement envie de dire à nos proches que nous galérons un peu. Quelque part, je pense que j'essaye de
nous protéger de la pression de nos parents et, aussi, des commentaires blessants (genre "ça va venir, faut arrêter d'y penser"). Ceci dit, je pense qu'une fois qu enotre bébé sera là,
j'aborderais peut-être le sujet de l'attente avec mes parents.


Je trouve ça formidable que tu sois prête à briser ce tabou dans ta famille et j'espère que les gens seront réceptifs. En tout cas, à mon avis, ça ne peut être qu'utile à tes proches
d'entendre que faire un bébé, c'est aussi quand on peut (et pas juste si on veut).

magicitrouille-devient-magicmaman 22/05/2012 14:38



Je n'aurais pas pu en parler librement un an en arrière, c'était trop "frais", trop douloureux. Aujourd'hui, le sujet avance et je le vis sereinement (en tout cas un petit peu plus sereinement!).
J'aimerais que chacun sache que faire un enfant peut parfois etre plus compliqué que prévu mais que d'autres partagent cette difficulté, qu'on est pas seul dans cette angoisse. A ceux qui auront
la chance d'avoir un enfant rapidement; il s'agit plus de faire connaître ces difficultés pour créer de l'empathie et éviter à d'autres les remarques que nous avons entendues ; "arrête d'y
penser, ça va venir tout seul" ou autres bêtises de ce type.



Barbidou 22/05/2012 10:43


Honnètement, cela ne m'a rien apporté d'en parler à ma famille. Nous sommes passés directement aux FIV, nous avons brièvement expliqué à nos parents et à mon frère mais pas dans les détails. En
revanche, j'ai toujours répondu aux questions que l'on m'a posé sur le comment et le pourquoi.


J'ai eu plus de discussions avec des amies qui elles pour le coup ont été à l'écoute et surtout en demande d'information.


Si je dois te donner un conseil ce serait de laisser faire les choses "naturellement".

magicitrouille-devient-magicmaman 22/05/2012 14:35



Je pense que son envie de dialogue était là et je l'ai sans doute avorté. L'idée est d'établir le dialogue. Je n'attends pas que ça m'apporte un bien être personnel, je n'ai pas spécialement
besoin de ma famille pour avancer ce projet.


J'ai envie d'être disponible pour ceux et celles qui sont ou seront en demande d'informations comme l'ont été tes amies.