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31 mars 2014 1 31 /03 /mars /2014 07:59

Je relaie l'article paru dans le magazine "Parents" d'avril 2014. MAgzine qui a renouvelé sa maquette, qui a enrichi ses dossiers et ses articles. Ce qui est un bon point car, à mon sens, ce magazine se contentait trop souvent de survoler les sujets abordés. Allez vous en rendre compte par vous même chez votre libraire.

rayon de soleil ok 

Près de 10% des femmes souffrent de cette
maladie douloureuse qui réduit les chances d'avoir
un bébé. Mais une équipe française a fait une
découverte 
qui pourrait changer la prise en charge
des patientes sévèrement touchées.

"Chque mois je hurle de douleur et les médicaments sont impuissants", dit l'une. "J'ai en permanence le ventre gonflé et des problèmes de constipation", raconte une autre. "La période des règles est insoutenable : je suis secouée par des spasmes", se plaint un dernière.
Des paroles de femmes dont la vie quotidienne est bouleversée par cette maladie. L'endométriose est une pathologie encore un peu taboue, car ses symptômes ne sont pas vraiment "glamour" : des douleurs parfois très violentes pendant les règles et les rapports sexuels. A point que certaines renoncent à leur vie intime. 


Les causes ne sont pas établies. On sait seulement que la génétique a son mot à dire, puisqu'une femme dont la mère a souffert d'endométriose présente plus de risques d'en souffrir à son tour. En revanche, le mécanisme d'action est bien connu. L'endométriose est provoquée par la présence anormale, en dehors de la cavité utérine, d'endomètre - la muqueuse qui tapisse l'intérieur de l'utérus. Ce tissu se développe tout au long du cycle menstruel et s'élimine naturellement au moment des règles, en l'absence de grossesse. "Mais lors d'une endométriose, au lieu de s'écouler, le sang reflue anormalement par les trompes pour arriver dans la cavité pelvienne. Les cellules de l'endomètre viennent alors se coller aux ovaires, aux trompes, entre le vagin et le rectum, sur la vessie, les intestins... Ces cellules anormalement positionnées se mettent à saigner, au moment des menstruations, entraînant des douleurs particulièrement importantes le deuxième te le troisième jour des règles", explique le Pr Charles Chapron. 

Toutes les patientes atteintes d'endométriose ne vont pas être affectées de la même manière.
Forme superficielle Certaines vont souffrir d'une forme dite "superficielle". Leur vie en sera moins perturbée.
Endométriose ovarienne D'autres - un tiers environ - vont présenter une endométriose "ovarienne", plus agressive, avec des kystes ovariens appelés aussi "endométriomes". Ils sont à risque de complications, la plus redoutée étant l'infertilité. Pour avoir un bébé, baucoup de ces femmes vont mener un véritable parcours du combattant : chirurgie, inséminations, fécondations in vitro... avec plus ou moins de succès.
Endométriose profonde Il existe aussi une troisième catégorie : les endométrioses "profondes", qui touchent le vagin, la vessie et les intestins.

Mais une étude réalisée sur plusieurs centaines de femmes, menée à l'hôpital Cochin par l'équipe Inserm du Dr Daniel Vaiman en collaboration avec celle du Pr Charles Chappron, apporte un réel espoir pour les cas sévères, avec la possibilité d'un test génétique. Grâce aux techniques de séquençage de l'ADN, les chercheurs ont découvert qu'il existait une prédisposition génétique à développer ou pas une endométriose ovarienne. "Deux formes d'un gène ont été identifiées ; l'une des forme, quand elle est présente, indique que la femme a un risque sept fois plus important de développer des kystes sur les ovaires, ce qui est très préjudiciable pour la fertilité", précise le Pr Chapron. Cette prédisposition génétique ouvre les portes d'un dépistage génétique avec des tests qui, aujourd'hui, n'existent pas encore en routine. Mais si ces travaux sont confirmés, ils pourraient être disponibles dans quelques années. "Leur attout principal : permettre de faire le tri entre les femmes qui vont probablement souffrir d'une endométriose sévère et les autres.

On saura donc à l'avance quelles sont les patientes qui ont besoin d'examens complémentaires et d'un suivi régulier", poursuit le Pr Chapron. Ce test pourrait aussi permettre aux médecins de conseiller à des jeunes femmes, qui ont été dépistées et qui souffrent de ces fameux endométriomes, de ne pas attendre trop longtemps avant de faire un bébé, si elles souhaitent en avoir un. D'où l'idée de proposer dans l'avenir une analyse génétique aux jeunes filles qui ont des douleurs au moment des règles : ces dernières sont peut être liées à la présence du gène modifié, qui augmente le risuqe d'être atteinte d'une endmétriose ovarienne.

Il ne faut pas négliger les douleurs des jeunes filles ou des femmes. C'est le premier signe d'alerte. Malgré les symptômes très évocateurs qu'elles décrivent, les patientes doivent souvent consulter pluseurs médecins et attendre plusieurs années avant de connaître la raison de leurs souffrances. Beaucpup de gynécologues mettent les jeunes filles sous pillule pour calmer les douleurs des règles. Quand elles arrêtent la contraception pour avoir un enfant, elle ont parfois une mauvaise surprise. C'est ce qu'a montré l'étude réalisée à l'hôpital Cochin : celles qui manquaient des cours à l'adolescence au moment des règles, parce qu'elles avaient trop mal au ventre, et à qui les médecins prescrivaient la pillule pour traiter les douleurs, constitue un groupe à risque de développer une endométriose sévère. "La pillule a bien soulagé ces patientes. mais elle a eu un effet pervers : elle a masqué les douleurs de l'endométriose, qui a évolué silencieusement. Du coup, la maladie n'est pas dépistée à ses débuts mais à des stades avancés : il faut donc prendre très au sérieux ces douleurs chez les adolescentes", souligne le Pr Chapron.

D'autant qu'une étude récente indique que l'endométriose ne fait pas courir davantage de risques pendant la grossesse et l'accouchement : pas plus de fausses couches spontanées, de prématurité, ou encore de retard de croissance intra-uterin. Petit bémol quand même "Cette étude japonaise a été réalisée sur un nombre très limités : les chercheurs ont comparé 59 femmes souffrant d'endométriose, avec 59 autres n'en étant pas atteintes. On ne peut rien conclure avant de mener une étude de grande ampleur", insiste le Pr Chapron; Justement, le service de gynécologie de l'hôpital Cochin bvient de démarrer une étude sur plusieurs milliers de femmes. On saura à son issue avec certitude si cette maladie a un impact négatif sur le déroulement de la grossesse et l'accouchement.

Article signé Brigitte Fanny-Cohen
(Journaliste santé, chroniqueuse dans l'émission "Télé Matin" sur France 2).
J'en avais également parlé dans cet article

 

Mon avis sur l'article :

  • L'endométriose, maladie, jusqu'alors taboue voire inconnue semble commencé à attirer l'intérêt du corps médical
  • L'endométriose est génétique.
    Prévention à prévoir donc avec ma future Petite Citrouille adolescente
  • Qu'une fois une jeune fille à risque de développer une endométriose, puisse se voir conseiller "de ne attendre trop longtemps avant de faire un bébé" me paraît être une bien belle aberration.
    Qu'on puisse à 14-16 ans être avertie des conséquences de l'endométriose, à savoir une infertilité probable, me paraît bien plus adapté que de dire "n'attendez pas trop longtemps mademoiselle avant de devenir maman"! Savoir qu'il existe des solutions, qu'elles seront diffficles à vivre, qu'avoir un bébé ne sera probablement pas si facile me paraît déjà bien suffisant. 
    Si un médecin m'avait tenu ce discours, ne serait-ce qu'à 20 ans, je me serais sans doute précipitée pour faire un bébé avec mon ex, de peur de ne jamais réussir à en avoir un. qu'elle aurait été ma vie aujourd'hui??
  • L'évocation du retard de croissance intra uterin en fin d'article, lié à l'endométriose, me rassure moyennement. Même s'il est écrit que l'endométriose ne fait pas courir plus de risque durant la grossesse. Le simple fait que les médecins et les chercheurs se soient posés la question me met la puce à l'oreille... Affaire à suivre!

Si vous avez relevé d'autres choses qui vous ont interpelé, n'hésitez pas à laisser un petit commentaire pour en papoter.

 

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Published by Magicitrouille - dans Endométriose
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commentaires

Goblin 08/04/2014 20:19


Cela te dit qu'on en discute en privé plutôt ? ;-) Tu as une adresse mail sur laquelle je pourrais te répondre ? :-)

Magicitrouille 08/04/2014 20:46

Avec plaisir. Voici mon adresse: magicitrouille@hotmail. fr

Goblin 06/04/2014 10:19


Merci beaucoup pour cet article. Cela fait 2-3 fois que je tombe sur des articles sur le sujet et je commence à me demander si je ne souffre pas justement d'endométriose. Je suis sous pilule
depuis mes 16 ans, mais même avec ça, la souffrance mensuelle était insupportable. Je pouvais à peine tenir droite et aller aux toilettes était une réelle souffrance. Mon gynéco a fini par me
prescrire une pilule sans règle cérazette et effectivement, le peu de saignements que j'avais était indolore. Quand on a commencé les essais bébé avec mon mari, mes règles sont redevenues comme
avant. Très très abondantes (je peux remplir une serviette nuit en 30 minutes) et la douleur était si forte que je me demandais si je ne vivais pas une fausse couche chaque mois. Mon gynéco m'a
toujours dit que c'était dû à mon utérus rétroversé mais je me pose beaucoup de questions maintenant. En tout cas, merci beaucoup pour cet article ! Je crois qu'il va falloir que je me renseigne.

Magicitrouille 08/04/2014 17:07



Si tu sens ton gynécologue habituel peu réceptif, n'hésite pa sà prendre une deuxième voire un troisième avis. Les médecins sont peu sensibilisés (formés?) à cette maladie et elle est souvent
trop silencieuse.
Depuis combien de temps avez vous débuté les essais bébé?